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Petite infidélité à la Belgique, ce week-end. Pour nous changer les idées, ma moitié et moi-même nous sommes offerts un petit dépaysement à moindres frais : une journée à Auvers-sur-Oise.

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« L’église d’Auvers-sur-Oise », Vincent Van Gogh, 1890.

La visite du château s’est imposée pour commencer. A vrai dire, le visiteur ne voit du château que ses extérieurs car c’est un parcours multimédia qui lui est proposé, pompeusement intitulé « Voyage au temps des Impressionnistes ». Il faut compter une heure et demie pour profiter convenablement de toutes les salles ouvertes au public, et de toutes les animations vidéo. Tout débute par une incursion dans le Paris d’Haussmann, où sont évoqués les travaux colossaux qui ont permis aux peintres impressionnistes de se repaître des nouveaux paysages urbains. Les critiques et les difficultés à imposer leurs idées nouvelles sont ensuite présentées, grâce notamment à de nombreuses caricatures. Puis, étonnamment, dans une même salle, une reconstitution de salon bourgeois et un film sur la Commune de Paris. On plonge, pour continuer, dans l’univers des courtisanes, puis dans celui de la mode (quelques très beaux costumes sont exposés). Pour se remettre, un petit tour au café-concert, puis une initiation à l’absinthe. Et pour achever la ballade, une excursion en train, sur les pas des impressionnistes, qui ont investi la banlieue parisienne et la Normandie. La visite s’achève par quatre animations vidéo thématiques, autour des représentations impressionnistes du bonheur, de la mer et de la rivière, puis, très brièvement, sur les techniques employées par ces peintres d’un genre nouveau.

auversCe fut une expérience très mitigée. La présentation est à la fois un tantinet tape-à-l’oeil et vieillotte. Le propos est assez superficiel, et s’adresse vraisemblablement à des néophytes. Heureusement que, l’heure du déjeuner arrivée, il fut possible de reprendre des forces au restaurant « Impressionnist’ Café ». La qualité de la cuisine dépasse largement ce que le nom du lieu pourrait laisser entendre.

Une promenade dans la ville, charmante, a occupé l’après-midi : visite de l’église, puis du cimetière où reposent Vincent et son frère Théo, entre autres. Et pour finir, avant de reprendre le train, un petit tour à « La Caverne aux Livres », une invraisemblable bouquinerie, logée dans un hangar et trois wagons où règne un sympathique capharnaüm.

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