Kingsman : services secrets

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couvkingsmanbdCe titre n’est évidemment pas inconnu de la plupart de ceux qui passeront par ici : il s’agit en effet de celui d’un film sorti en 2014, que j’ai vu avec un peu de retard mais beaucoup de plaisir. Lors d’une visite chez G****t J***ph, mon mari a mis la main sur le volume relié de la BD éponyme. Il ne s’agit pas d’une adaptation du film, mais d’une histoire écrite en parallèle avec le scénario. Les points communs sont donc nombreux, mais les différences assez sensibles également.

Jack London est un agent secret britannique, qui rappelle très nettement James Bond – les auteurs ne cachent pas leurs sources d’inspiration. Issu d’un quartier défavorisé, il est devenu un espion de haute volée, mais pour sa famille, il n’est qu’agent de la répression des fraudes. Il n’empêche, c’est lui qu’on appelle quand son neveu Gary fait des siennes et se retrouve engeôlé. Las d’intervenir quand il est déjà trop tard, Jack propose au jeune homme de changer de vie et d’embrasser la même carrière que lui. Pendant que Gary entame sa formation, Jack enquête sur des disparitions, en particulier d’acteurs de séries télévisées et de films à grand public.

Les grandes lignes de l’intrigue de cette bande dessinée sont semblables à celles du film, avec, en particulier un magnat de la téléphonie mobile qui dérape sérieusement malgré de bonnes intentions. Les motivations des enlèvements sont toutefois différentes, et cela vaut un début d’histoire assez amusant, doublé d’un clin d’oeil à une des premières scènes du film. Les bons sentiments et les stéréotypes sont par ailleurs moins marqués dans la bande dessinée. Le dénouement, notamment la manière de contrecarrer les plans du méchant, est peut-être plus subtil. Le dessin (oeuvre de Davec Gibbons) est celui des comics américains, ce qui me convient bien mieux que certains errements actuels du roman graphique. C’est net, clair, pas trop bavard, donc efficace.

Une lecture divertissante, qui constitue un bon complément au film.

Kingsman : services secrets, Mark Millar (scénario), Dave Gibbons (dessin), Matthew Vaughn (scénario), 2015 pour le volume relié français, 2012-2013 pour les 6 numéros de la série en VO.

En bref : librairies de vacances

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Deux semaines se sont écoulées depuis le dernier billet, deux semaines placées sous le signe des vacances en famille. Cette petite pause a été l’occasion de découvrir deux librairies de la côte d’albâtre.

Encre_marineLa première, Encre marine, est située à Eu. Si cette commune de Seine-Maritime est réputée pour son château royal, les quelques rues commerçantes que nous avons arpentées n’étaient pas très vivantes. Dans un quartier un peu tristounet la devanture d’Encre marine fait immédiatement envie. L’espace n’est pas immense, mais le choix de livres, pour adultes comme pour enfants, est plutôt riche. On trouve aussi, dans une partie à l’arrière de la boutique, des jeux pour enfants. Quelques tables et fauteuils invitent à la lecture, mais aussi à la dégustation d’un thé ou d’un café.

grande_ourseLa seconde est La Grande Ourse, à Dieppe. Cette librairie-café toute jeune est à quelques minutes du front de mer, à deux pas de l’église. Ce sont les présentoirs pour cartes installés sur le trottoir qui ont retenu notre attention. Et une fois le seuil franchi, il est impossible de résister au charme des lieux. Une belle sélection de romans et d’ouvrages sur la région occupe le rez-de-chaussée, tandis que l’étage est dédié aux enfants et aux BD, mais aussi à la dégustation du thé ou café en semaine (accompagné du gâteau du jour…) et d’un déjeuner à plat unique le samedi. Non seulement la librairie est agréable, mais en plus la libraire est charmante, très à l’écoute de ses clients (même les plus petits…).

Je profite enfin de ce petit billet pour mettre à l’honneur la librairie qui me faisait rêver jadis, aux temps de ma jeunesse, à savoir Les Passeurs de Textes, installés à Troyes. La diversité de l’offre et l’intelligence de l’organisation des lieux en font un passage quasi obligé lors de mes retours en Champagne. J’y ai d’ailleurs trouvé quelques pépites à l’occasion de ma dernière visite…

Harry Potter and the Cursed Child

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HP_cursed_child_theatreLors d’un récent séjour à Londres, j’ai découvert, tout à fait par hasard, que J.K. Rowling avait trouvé le moyen de contourner sa promesse de ne pas écrire de nouveau roman pour la série Harry Potter. Le décor du Palace Theater ne laissait aucun doute possible, et la file de spectateurs admis aux répétitions en public non plus. Toutes les places pour ces répétitions ayant été vendues depuis fort longtemps, c’est le musical inspiré de Charlie et la chocolaterie qui s’est imposé pour cette soirée londonienne (mais c’est là une autre histoire). A défaut de pouvoir assister aux spectacles (parce que la pièce est en deux parties, à 45 Livres la séance…), j’ai noté la publication à venir du texte. Et dimanche, en passant devant la librairie Shakespeare and Company, il n’y a pas eu beaucoup d’hésitations.

couvcursedchildQue dire de cette nouvelle histoire, sans trop en dévoiler ? Préciser que l’intrigue se tient dix-neuf ans après le dernier roman ? C’est écrit sur la couverture. Indiquer que l’histoire met en scène un des fils d’Harry Potter, les médias se sont fait une joie de l’annoncer. Disons donc qu’il est question de voyages dans le temps, dont le but est de corriger une injustice, mais que ces allers-retours vont causer une jolie pagaille. Les enfants, particulièrement Albus Potter et son meilleur ami (dont on taira le nom pour le moment), sont très présents, mais leurs parents respectifs tiennent une place centrale. Et au bout du compte, même s’il est sympathique de retrouver des personnages auxquels on s’est attaché avec le temps, rien de véritablement exceptionnel ne sort de cette suite. J.K. Rowling reprend les ingrédients qui ont fait le succès de sa série, les assaisonne à coups de bonds dans le passé, et voilà ! La cicatrice d’Harry le fait à nouveau souffrir. Il se remet à parler fourchelangue. On fait un petit tour par l’infirmerie de Poudlard, mais on joue à peine au Quidditch.

HP_cursed_chid_intJ’apprécie la série des romans Harry Potter (même si les derniers sont plus faibles, moins riches sur le plan de l’imagination et parfois un tantinet incohérents avec ceux des débuts…), et j’ai pris plaisir à me glisser à nouveau dans son univers. Toutefois cette nouvelle histoire, il faut bien le reconnaître, n’apporte finalement pas grand chose de plus. Ce sont une fois encore les mêmes thèmes, les mêmes craintes et les mêmes manières de résoudre les problèmes. Il y a là un petit goût de réchauffé et, derrière, l’impression que l’auteur a tout dit sur les personnages et le monde qu’elle a inventés. Aux plus cyniques, cette pièce en deux parties peut donner le sentiment qu’on cherche à exploiter l’engouement de fans insatiables.

Harry Potter and the Cursed Child, J.K. Rowling, John Tiffany et Jack Thorne, 2016.

87e District

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couv87edistrict1Parmi les  billets de Keisha, j’ai déjà pioché bien des idées de lecture. Les enquêtes du 87e District en font partie, et elles risquent de m’occuper pendant un moment car la série compte 53 romans.

Grâce à la médiathèque, j’ai mis la main sur le premier des volumes reliés publiés par les éditions Omnibus. Les deux premières enquêtes ont été lues très rapidement.

Dans Du balai !, un meurtrier s’en prend aux inspecteurs du 87e District de la police new-yorkaise.  Les membres de l’équipe, avec lesquels le lecteur fait connaissance, se lancent à la recherche du responsable de ces crimes. Steve Carella apparaît comme un élément central, d’autant que certains de ses collègues meurent avant la fin du roman. En plus d’une intrigue très satisfaisante, on se délecte des descriptions de la ville écrasée par la canicule ainsi que de ses habitants. Le style est relativement sobre. Le récit est ponctué de dialogues souvent assez brefs et secs. L’auteur sait donner de la profondeur à ses personnages en abordant certains aspects de leur vie privée. On s’attache vite et on en redemande une fois la première affaire élucidée.

Le sonneur met en scène un détrousseur qui ne s’en prend qu’aux femmes, qu’il frappe au visage avant de les saluer poliment. Les inspecteurs du 87e District se penchent sur le problème, sans Carella parti en voyage de noces. C’est l’occasion de connaître un peu mieux d’autres inspecteurs, comme Hal Willis, mais aussi l’agent Bert Kling. La situation se complique quand une jeune femme est retrouvée assassinée : dérapage du sonneur ou contrefaçon ? Cette deuxième intrigue est elle aussi de bonne facture. On poursuit l’exploration de New York, en automne cette fois, de même que celle d’un commissariat dont on devient familier.

Le recueil est pour l’heure mis de côté car, malgré la curiosité, il faut éviter de se précipiter et se ménager de bons polars à lire.

Du balai ! Ed McBain, 1956.

Le sonneur, Ed McBain, 1956.

Agatha Raisin and the Potted Gardener

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couvaraisinpottedgardenerAu cours du mois anglais, une multitude de billets ont été publiés sur les deux premières enquêtes d’Agatha Raisin, grâce à un éditeur apparemment très généreux pour lancer les traductions de cette série de romans. Cela m’a donné envie de poursuivre la découverte des tribulations de cette chère Agatha, et j’ai donc sorti le troisième volume de ma PAL.

Tout débute ici avec le retour d’Agatha à Carsely, après un long voyage à l’étranger, de l’Europe à l’Amérique du Nord. Les retrouvailles avec ses concitoyens sont plus agréables qu’elle ne l’imaginait. Cela compense la surprise de voir que le village compte une habitante de plus, Mary Fortune, bien insérée dans les différents groupes dont Agatha fait partie. Le plus difficile à supporter reste cependant le lien qui unit cette dame au séduisant voisin d’Agatha. Entre concurrence et prémices d’amitié, la relation entre les deux femmes est tendue, d’autant plus qu’il est question d’un concours de jardinage. Agatha se lance à corps perdu dans cette nouvelle activité, toute prête à renouer avec ses errements en cuisine. Mais Mary est assassinée, d’une fort étrange manière qui plus est.

C’est un troisième volume aussi agréable que les précédents, où l’on retrouve avec plaisir des personnages attachants, et une intrigue bien ficelée. Même si elle semble s’assagir, Agatha reste aussi dynamique et impulsive, un brin entêtée par moments. Elle semble de plus en plus attachée au village de Carsely et à ses habitants, qui – elle en est la première étonnée – l’apprécient. Et quand il arrive au terme de cette enquête, le lecteur n’a qu’une envie : se jeter sur la suivante, où il est question de randonneurs…

Agatha Raisin and the Potted Gardener, M.C. Beaton, 1994.

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En bref : Flaubert et Jacqueline de Romilly

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Dans la pile des livres lus en attente d’un billet se trouvaient deux essais attentifs à la langue et à la littérature française. Pour ne pas les laisser plus longtemps en souffrance, je me suis dit qu’il serait aussi bien associés.couvflaubertalamottepiquet

Flaubert à la Motte-Piquet, tout le monde ou presque en a parlé ces derniers mois. Je me suis donc laissé tenter aussi, et c’est lors d’un trajet en transports en commun que je l’ai lu, histoire de rendre la chose plus sympathique. Est-il utile de rappeler le propos du livre ? En deux mots très brefs, pour les quelques uns à ne pas en avoir entendu parler. Pendant près d’un an, Laure Murat a noté les titres des ouvrages lus par des usagers des transports publics, en France comme aux Etats-Unis. Elle a aussi consigné ses impressions. L’ensemble fait près de 80 pages et se lit avec délectation. C’est l’occasion pour les lecteurs compulsifs d’ajouter quelques titres à leur liste d’envies, de porter également un regard différent sur leurs camarades lecteurs dans le train ou le métro quotidien. Comme beaucoup de mes condisciples blogueurs, je me suis régalée.

Flaubert à la Motte-Piquet, Laure Murat, 2015.

couvdanslejardindesmotsPendant plusieurs années, Jacqueline de Romilly a rédigé chaque mois, pour Santé Magazine, une rubrique intitulée « Santé de la langue ». Dans le jardin des mots réunis les chroniques parues entre septembre 1998 et décembre 2006. De nombreux sujets sont abordés, liés aux préoccupations d’une femme très attachée à la richesse de la langue française, mais aussi aux questions de lecteurs. Elle s’intéresse aux étymologies, aux curiosités du français, à ses pièges nombreux. Elle s’inquiète d’évolutions fâcheuses dues à des ajouts mal digérés venus notamment de langues étrangères, ainsi qu’à une maîtrise de plus en plus imparfaite des subtilités d’une langue complexe. Elle s’émerveille aussi des finesses du vocabulaire. Ces courts textes se lisent comme on dégusterait des sucreries. On se prend parfois à hocher la tête d’assentiment, et on retrouve, dans les agacements de l’académicienne, certaines de ses propres impatiences.

Dans le jardin des mots, Jacqueline de Romilly, 2007.

Dictionnaire insolite de la Chine

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couvdicoinsolitechineC’est une collection que j’apprécie beaucoup, non seulement pour ses jolies couvertures, mais aussi en raison de contenus à la fois vulgarisateurs et précis, construits et humoristiques. Après la Belgique, c’est la Chine que je viens d’explorer.

Ce petit dictionnaire suit une organisation thématique, subdivisée de manière alphabétique. De la vie quotidienne aux coutumes plus ou moins traditionnelles, en passant par le tourisme ou la nourriture, bien des aspects de la Chine sont présentés. On retrouve des passages obligés, comme le canard laqué, la place Tien’anmen, le panda ou le vélo, mais l’auteur propose aussi des entrées plus insolites comme les petits métiers, le sport ou le silence.

Les connaisseurs reconnaîtront leurs expériences de la Chine, et les novices (dont je fais encore partie) apprendront certains détails fort utiles, notamment s’ils préparent un séjour dans l’Empire du Milieu (ce qui me fait de plus en plus rêver). Les articles sont de longueur variée, mais ne dépassent guère une page pour les plus développés. Pour les plus pressés des lecteurs, un abécédaire est présent dans les dernières pages. Et pour les plus curieux, une bibliographie et une filmographie sont aussi proposées.

Voici encore un fort bel exemple de la qualité de cette collection éditée par Cosmopole. Deux autres titres attendent patiemment dans ma PAL. Et je crains qu’il ne faille faire un peu de place sur les rayonnages de la bibliothèque pour ajouter d’autres de ces dictionnaires…

Dictionnaire insolite de la Chine, Nathalie Martin, 2011.

La romancière et l’archéologue

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PBP-la romanciere et l'archeo_PBPParmi les romans d’Agatha Christie, ceux dont l’action se déroule au Moyen Orient ont un charme supplémentaire. La lecture de La romancière et l’archéologue permet de voir sous un autre jour ces histoires.

Lorsqu’elle épouse, en secondes noces, Max Mallowan, Agatha Christie embrasse aussi une vie plus aventureuse. Elle accompagne en effet son mari lors de ses campagnes de fouilles en Syrie. Le récit qu’elle fait de ces cinq séjours se nourrit de l’enthousiasme des découvertes, de ses étonnements face aux situations parfois rocambolesques auxquelles elle est confrontée. Le ton est léger, souvent drôle. On se délecte des multiples aventures vécues par le couple Mallowan et ses compagnons, variables selon les séjours. Les transports, la cuisine, le logement, la gestion du personnel de maison, rien n’échappe à l’oeil comme à la plume d’Agatha Christie. Quelques passages sont particulièrement amusants, comme celui où elle décrit la manière dont Mansur, le domestique qui s’occupe plus spécifiquement d’elle, prépare le thé ou fait le ménage.

« Pourquoi, lorsque Mansur utilise une serviette à thé gansée de bleu pour essuyer la boue qui macule la calandre de la voiture, voit-il surgir une khatun furieuse et réprobatrice ? La serviette n’a-t-elle pas réussi à enlever toute la boue ? Et pourquoi le blâme-t-elle injustement après avoir vu qu’il essuyait la vaisselle du petit déjeuner avec un drap ? –  « Mais, proteste Mansur désireux de justifier son attitude, nous n’utilisons jamais de draps propres. Seulement des sales ! »

20160716_170337[1]Ce récit offre aussi un tableau saisissant d’une région qui fait, depuis plusieurs années, les gros titres dans les médias. Les richesses archéologiques du Moyen Orient sont présentées comme quasi illimitées. Les troubles caractérisant désormais ce qui fut la Mésopotamie entraînent des destructions irrémédiables. Sans doute Agatha Christie aurait-elle été terriblement peinée de l’évolution des choses.

Cet ouvrage stationnait dans ma PAL depuis un moment, et le mois anglais a été une bonne occasion de l’en sortir enfin. Si je n’ai pas eu le temps de rédiger ce billet avant la fin du mois de juin, le plaisir que j’ai eu lors de cette lecture justifie un partage. Les lecteurs passionnés de la Reine du Crime se régaleront. Quant à ceux qui l’apprécient sans excès, ils pourront y découvrir l’auteur autrement.

La romancière et l’archéologue, Agatha Christie Mallowan, 1946.

En bref : des expositions

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A défaut de publier des billets de lecture, j’ai consacré du temps, ces dernières semaines, à un rattrapage dans les visites d’expositions, toujours en bonne compagnie.

Claude Monet, Barques de pêche, Honfleur, v. 1866, coll. particulière.

Claude Monet, Barques de pêche, Honfleur, v. 1866, coll. particulière.

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Claude Monet, La Rue de l’Epicerie à Rouen, v. 1892, coll. particulière.

Le musée Jacquemart-André propose, jusqu’au 25 juillet, une exposition sur les Impressionnistes, intitulée « L’atelier en plein air ». C’est l’occasion de découvrir, entre autres, de superbes paysages normands, plus ou moins connus. L’espace d’exposition semble, comme toujours dans ce joli musée, un peu petit. Il offre néanmoins au visiteur un nombre conséquent d’oeuvres, parmi lesquelles se sont glissées quelques pépites. Ont retenu mon attention deux oeuvres de Monet d’un aspect inédit, des esquisses d’un tableau disparu représentant des barques à Honfleur, mais aussi, du même artiste, la rue de l’Epicerie à Rouen, ainsi qu’un Degas très différent de ce à quoi nous sommes habitués. Un petit bémol, relevé par mon camarade de jeu du jour, Berthe Morisot, désignée par son seul prénom (quand on préfère le nom seul pour les messieurs…), dans une des présentations : une maladresse de celles qui ont agacé les féministes il y a peu… Il n’empêche que le musée Jacquemart-André propose une fois encore une exposition réjouissante.

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Edgar Degas, Paysannes au bain, 1875, coll. particulière.

Giorgio  de Chirico, Portrait (prémonitoire) de Guillaume Apollinaire, 1914, Centre Pompidou

Giorgio de Chirico, Portrait (prémonitoire) de Guillaume Apollinaire, 1914, Centre Pompidou

Au musée de l’Orangerie, c’est Guillaume Apollinaire, critique d’art, qui est à l’honneur. Ce thème est un prétexte pour présenter un ensemble très varié, pour ne pas dire hétéroclite, d’oeuvres. Le visiteur (re)découvre ainsi peintures, dessins, lettres et publications diverses qui mettent en valeur le regard d’Apollinaire sur l’art de son temps. Georges Braque, Juan Gris, Marie Laurencin, Marc Chagall, Jean Metzinger et, surtout Pablo Picasso sont présents. Ils côtoient des oeuvres africaines, qui ont inspiré les artistes, mais aussi le portrait de marchands d’art, notamment Paul Guillaume. C’est une exposition très riche, qui est par ailleurs une excuse toute trouvée pour aller se recueillir, une fois encore, devant les Nymphéas de Claude Monet.

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