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couvpetitedameensonjardinEn pleine nuit, cinquante ans après sa disparition, le narrateur ressent le besoin d’aller saluer sa grand-mère. En guise de visite, il se remémore les moments passés à ses côtés, dans la petite maison de Bruges où il passait le plus clair de ses vacances. Thérèse-Augustine est une vieille dame passionnée, qui mène jusqu’au bout chacun des projets qu’elle mitonne pour son petit-fils. Elle lit les mêmes romans que lui, l’emmène découvrir Bruges après avoir étudié soigneusement un guide touristico-historique, concocte des jeux qui le poussent à explorer le Petit Larousse. Dans la fraîcheur des fins d’après-midi, elle raconte aussi son enfance, sa vie de nomade au gré des mutations de son époux disparu. Elle n’hésite pas à enfourcher une bicyclette pour une excursion en bord de mer. Elle résiste mal cependant à son départ de Bruges, à son installation bruxelloise.

Les souvenirs les plus précieux qu’a l’auteur de sa grand-mère sont ancrés dans une petite maison du faubourg Saint-André, flanquée d’un joli jardin. Et il les partage superbement avec son lecteur. Thérèse-Augustine est une grand-mère de conte de fées, aimante et enthousiaste, toujours prête à relever de nouveaux défis pour son petit-fils. Des émotions diverses étreignent le lecteur, renvoyé ainsi à ses propres souvenirs. L’humour n’est pas absent d’un texte où domine un ton largement optimiste, à l’image de ce qu’était vraisemblablement la petite dame de Bruges.

Une très belle lecture, toujours dans le cadre du mois belge.

La petite dame en son jardin de Bruges, Charles Bertin, 1996.

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