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couvlumièrepaleLors d’une promenade, la vue d’une petite fille jouant dans un parc éveille chez Etsuko des souvenirs oubliés, des souvenirs du temps où elle vivait au Japon. Elle était alors jeune mariée, enceinte de sa première fille, dans un Nagasaki en reconstruction. Sachiko vivait, avec sa fille, dans une petite maison délabrée, non loin de chez elle. Une amitié s’est formée entre les deux jeunes femmes, pourtant bien différentes alors. Bien des années se sont écoulées depuis, et Etsuko s’est installée en Angleterre avec son second époux. C’est avec des yeux nouveaux qu’elle se souvient désormais de cet été.

Des personnages tout en retenue, des non-dits, de la nostalgie et des situations aux accents dramatiques. Tout dans ce roman est fait pour émouvoir le lecteur. Le passé et le présent s’entremêlent, s’éclairent l’un l’autre par allusions. La rencontre entre les cultures, mais aussi entre les générations, et les incompréhensions qui en découlent, tiennent une place essentielle dans le récit. L’Orient et l’Occident s’entrechoquent dans le Japon de l’après-guerre, le deuxième venant s’imposer au premier en remettant en question les traditions. Les anciens en sont troublés, comme le beau-père d’Etsuko, qui ne comprend pas les critiques d’un jeune homme à l’encontre des méthodes d’enseignement d’avant-guerre.

C’est un roman fait d’impressions, sans intrigue vraiment définie. On en ressort décontenancé, mais charmé, notamment par le style gracieux de Kazuo Ishiguro.

Lumière pâle sur les collines, Kazuo Ishiguro, 1982.

Lu dans le cadre du Mois anglais, qui met aujourd’hui à l’honneur les auteurs anglais d’origine étrangère.

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