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Le mois anglais a débuté depuis un moment, sans que j’aie trouvé le temps de rédiger les billets prévus (ne parlons pas des lectures communes…). Maintenant que le bac est lancé, et avant le déferlement de copies à corriger, il est grand temps d’évoquer le quatrième volume des enquêtes d’Agatha Raisin.

Piégée par son ami Roy, Agatha a été contrainte de revenir travailler à Londres, sans y trouver aucun plaisir. Sa dette réglée, elle peut retrouver son cottage et ses amis du village de Carsely. Mais à peine est-elle rentrée qu’une voisine fait appel à elle pour aider sa nièce, empêtrée dans une sombre affaire : une randonneuse a été assassinée dans un village voisin. Ni une ni deux, Agatha renoue avec sa manie des enquêtes, et elle y embarque James Lacey.

Ce qui est intéressant dans le personnage d’Agatha Raisin, ce sont avant tout ses imperfections. Elle s’emporte, se montre désagréable, s’agace d’un rien et se fait des films avec une facilité déconcertante. Après deux enquêtes où elle semblait s’être un peu assagie, la voici de nouveau incontrôlable, pour le plus grand plaisir du lecteur. L’intrigue est peut-être plus téléphonée qu’à l’ordinaire, mais elle s’écarte du schéma habituel, grâce à un changement de décor salutaire. Les enquêtes à Carsely ronronnaient, notamment en raison de la permanence des protagonistes. Nouveau village et nouveaux personnages permettent un renouvellement. Il ne faut pas s’attendre toutefois à une intrigue exceptionnelle. Le coupable n’est pas très difficile à découvrir.

Une lecture sympathique pour les amateurs de la série, en somme. Mais pas un chef d’oeuvre non plus.

Agatha Raisin and the Walkers of Dembley, M.C. Beaton, 1994.

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