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De temps à autres, je me plais à écrire un billet très synthétique pour Instagram, par envie de varier les supports et, il faut bien le dire, par facilité aussi. En voici un, pour ceux qui ne fréquentent pas Instagram…

C’est un roman qu’on a beaucoup vu au moment de sa sortie. Des commentaires élogieux, qui donnent envie de foncer illico chez son libraire favori.
On s’installe dans un fauteuil, une tasse de thé à portée de main, et zou !

En 2023, Aurore Henri est à Munich. Elle assiste à l’assassinat de l’Europe par ses dirigeants et, la colère aidant, elle se laisse aller à un geste qui la conduit en prison, fait basculer sa vie. Aurore devient la figure de la révolte, puis celle de l’espoir en un monde meilleur.
Mais c’est oublier que, souvent, le meilleur est l’ennemi du bien.

Aurore est la dictatrice, celle qu’on guide vers le pouvoir parce qu’elle est une figure qui plaît au peuple. Elle est celle qui échappe à ceux qui l’ont faite, qui s’impose, et qui perd peu à peu pied avec la réalité.

C’est un roman réussi, nourri de références historiques (le parallèle avec le nazisme est – trop ? – net) et vitaminé au féminisme. Le tableau de l’Europe ravagée par une crise inimaginable, les portraits des arrivistes de tout poil en ces temps difficiles, et surtout le personnage d’Aurore qu’on admire, et qu’on se prend peu à peu à aimer détester quand elle franchit les bornes, font de cette fiction une échappée dans un monde qu’on espère ne jamais voir.

Une lecture en apnée, idéale pour ces jours où on a un peu plus de temps, coupés que nous sommes des futilités du quotidien ordinaire.

La dictatrice, Diane Ducret, 2020.