Étiquettes

Deux mois sans billets, c’est un peu long. Pour dépoussiérer un tantinet ce salon, quelques impressions de lecture de ces dernières semaines.

Entre deux romans, plus ou moins passionnants (des avis viendront…), je me suis remise à lire des bandes dessinées. A commencer par Chevaliers, moines et paysans, le sixième volume de « L’Histoire dessinée de la France ». La société féodale est présentée avec clarté, précision scientifique et beaucoup d’humour. Les éléments essentiels et attendus sont présents : la société d’ordres, la chevalerie, l’influence de l’Église. Et s’y ajoutent quelques trouvailles, comme un chapitre sur l’imaginaire médiéval ou la place des femmes. Le dessin, sobre et élégant, sied parfaitement au propos. On apprend et on s’amuse. Pour les plus curieux, une cinquantaine de pages de mise au point historique viennent compléter la bande dessinée. Séduite par le volume introductif, La balade nationale, je le suis à nouveau par cette plongée médiévale.

Chevaliers, moines et paysans, Florian Mazel et Vincent Sorel, 2019.

La seconde BD du jour est historique, elle aussi. J’en avais entendu parler, sans aller jusqu’à la lire. Et puis, des élèves attentionnés sont passés par là. Dans Cher pays de notre enfance, Étienne Davodeau et Benoît Collombat mettent en scène l’enquête qu’ils ont menée sur un aspect sombre de l’histoire, celle des coulisses de la vie politique, où la violence tient plus de place qu’il n’y paraît. Derrière les ors de la République et les discours feutrés des dirigeants politiques, magouilles, intimidations et assassinats sont plus nombreux que le citoyen ordinaire ne l’imagine. Sans tomber dans la théorie d’un complot politique permanent, les deux auteurs dévoilent des pans pas jolis jolis de l’histoire récente. Ils décillent le lecteur néophyte et ravissent le plus aguerri. Un travail précis, intelligent et esthétiquement réussi.

Cher pays de notre enfance, Étienne Davodeau et Benoît Collombat, 2015.

Publicités