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Au cours de ces dernières semaines, j’ai lu quelques romans encensés par les critiques, mais qui ne m’ont pas convaincue pour autant.

couvbibliothequedescoeurscabossesLa bibliothèque des coeurs cabossés a eu son lot de billets enthousiastes chez mes camarades blogueuses. Toutefois je n’étais pas vraiment pressée de lire ce roman et c’est le hasard des déambulations à la médiathèque qui me l’a mis entre les mains. Les aventures de Sara Lindqvist à Broken Wheel m’ont semblé cousues de fil blanc, truffées de bons sentiments autant que de clichés. Je suis donc perplexe face au succès de ce roman, comme je l’avais été pour Le mec de la tombe d’à côté ou Quand souffle le vent du Nord. Une allergie à la guimauve, peut-être ?

couvpetitpaysPetit pays, maintes fois récompensé, m’a davantage séduite. Mais plus que le personnage de Gabriel, qui voit midi à sa porte, c’est le cadre de l’intrigue qui m’a plu. La vie d’un expatrié au Burundi et les massacres des années 1990 sont présentés avec sobriété et justesse. L’ensemble est assez bien écrit. Néanmoins j’ai tiqué une nouvelle fois sur un élément qui m’agace régulièrement : il s’agit encore d’un roman largement inspiré de la vie de l’auteur, donc davantage de l’autofiction qu’un véritable roman. N’existe-t-il plus de romanciers à l’imagination fertile qu’on ne nous serve plus que des récits autobiographiques ? C’est sans nul doute ce qui me détourne de plus en plus des romans, pour des essais ou des polars.

La bibliothèque des coeurs cabossés, Katarina Bivald, 2015.

Petit pays, Gaël Faye, 2016.

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