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couvrestedeleurvieIls sont quatre, mais ne se connaissent pas tous. D’un côté se trouve Beth, la grand-mère à la langue bien pendue, experte en far et autre kouign-amann. Elle vit avec Ambroise, jeune thanatopracteur et, à ses heures perdues, son petit-fils. Samuel et Manelle forment le second tandem. L’une est l’aide à domicile de l’autre, et elle s’est attachée au vieil homme toujours souriant qui, chaque mois, lui réalise une appétissante forêt noire. Pour une sombre histoire de diagnostic hasardeux, tous prennent place dans un corbillard en partance pour la Suisse.

Malgré des dehors un peu tristes, l’histoire est plaisante, truffée d’humour et de petits mots bien sentis. Sans y prendre garde, le lecteur est confronté à bien des sujets délicats, en particulier, plus que la mort elle-même d’ailleurs, celui du deuil. Grâce à un style d’un naturel étonnant et à un ton léger, ce roman se lit avec une facilité déconcertante, d’une traite autant que possible. Les personnages, avec leurs défauts et leurs lubies, sont vraisemblables et attachants. On aimerait bien qu’ils nous fassent une petite place dans leur vie, ne serait-ce que pour goûter les kouignettes de Beth.

Jean-Paul Didierlaurent, toujours aussi sympathique en dédicace, ne déçoit pas avec ce second roman.

Le reste de leur vie, Jean-Paul Didierlaurent, 2016.

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