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couvcaliforniadreaminLe nouvel album de Pénélope Bagieu était disposé bien en vue à la médiathèque. Je ne me suis guère posé de questions avant de l’emprunter. Eh bien, j’aurais dû !

Le prologue ne laisse planer aucun doute sur le sujet, puisque dès la deuxième page il est question du groupe « The Mamas & Papas » (dont un des titres phares sert de titre à l’album), et en particulier d’un de ses membres, celle qui se fait appeler Mama Cass. Elle est l’héroïne de cette bande dessinée, pardon de ce roman graphique, qui raconte comment elle est devenue membre de ce groupe des années 1960.  De l’enfance de celle qui est née Ellen Cohen à la constitution du groupe dans lequel elle s’est imposée, il faut dix-huit chapitres pour expliquer comment une adolescente aussi rondouillarde qu’exubérante est devenue chanteuse.

Plus de 250 pages pour mettre en scène un personnage aussi peu attachant que possible, voire particulièrement irritant. Chaque épisode de sa vie décrit ici montre combien Cass Elliott manque de finesse, quand ce n’est pas d’intelligence. Même ses amours malheureuses sont plus ridicules que touchantes. Quant à la musique du groupe lui-même, elle compte plusieurs de ces scies dont une vague nostalgique a fait de soi-disant morceaux cultes.

Et, cerise sur le gâteau, Pénélope Bagieu a adopté pour cet album un style qui m’a beaucoup déplu. Le choix du noir et blanc passe encore, mais la plupart des dessins ne semblent qu’ébauchés à la va-vite, et la graphie des dialogues est comme bâclée. Nombreux sont ceux qui se sont extasiés devant ce travail, et j’avoue que j’ai bien du mal à le comprendre. Ce parti-pris stylistique me donne toujours l’impression qu’on se moque un tantinet du lecteur.

En somme, cet album est une énorme déception pour moi, même si j’ai bien conscience d’aller à contre-courant de nombreuses de mes camarades blogueuses. Baste ! on ne me reprendra pas à emprunter une BD en médiathèque sans l’avoir feuilletée.

California Dreamin’, Pénélope Bagieu, 2015.

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