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couvpommedamourrocamadourLes enquêtes de Séraphin Cantarel ne sont pas nombreuses (cinq, pour être précis). Il convient donc de les déguster avec intelligence, au moment opportun, pour ne pas gâcher. L’an dernier, La Pomme d’or de Rocamadour a rejoint ma PAL, où elle est demeurée dans l’attente de ce moment propice. Or les dernières vacances ont été l’occasion d’un passage à Rocamadour. L’heure était venue de sortir le roman de ma PAL…

Originaire du Lot, Séraphin Cantarel ne se fait pas prier lorsqu’on l’envoie en mission sur ses terres. Alors que la France retient son souffle à chaque match disputé par Yannick Noah, espérant une victoire française au tournoi de Roland Garros, le conservateur en chef des Monuments français s’emploie à mettre la main sur la Pomme d’or de Rocamadour, dérobée au musée  d’Art sacré de la ville. Cette disparition est fort mal venue, car Séraphin, secondé de son fidèle adjoint, le beau Théo, est en effet dépêché à Rocamadour pour estimer l’intérêt d’un contrôle du Ministère de la Culture sur ledit musée. Entre querelles opposant laïcs et clercs, mais aussi les petits coqs de village, l’affaire ne semble pas simple à démêler.

Cette nouvelle intrigue s’inscrit à la perfection dans une série qui s’étoffe progressivement, et dont on espère qu’elle se poursuivra. Le lecteur retrouve les éléments qui font le sel des aventures de Séraphin Cantarel : un arrière-plan culturel qui met en valeur un patrimoine local (la ville de Rocamadour et notamment la Vierge Noire et le chemin de croix), des personnages sympathiques (le couple Cantarel et le jeune Théo, of course, ainsi qu’un policier, toujours haut en couleurs), de jolies références gastronomiques qui mettent l’eau à la bouche (bien envie de goûter la suze-cassis…), et évidemment une enquête construite avec intelligence, sans retournement ou révélation ahurissants. Tout est savamment dosé pour faire passer un bon moment de lecture, y compris l’humour.

Quelques jours après avoir visité la ville, j’ai apprécié en retrouver les lieux principaux dans le roman. Il manquait cependant à mes découvertes le musée d’Art sacré, qui est fermé et où ne se trouve aucune pomme d’or, puisqu’elle a été inventée par l’auteur (un article de la Dépêche sur le sujet). Une fois encore, Jean-Pierre Alaux mêle avec beaucoup de talent faits réels et fiction, comme dans les précédents volumes (ici ou , pour ceux qui ont fait l’objet d’un billet). On attend le suivant…

La Pomme d’amour de Rocamadour, Jean-Pierre Alaux, 2015.

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