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couvcepaysquiteressembleA l’orée du XXe siècle, un couple étrangement assorti devient parents. Né d’un père aveugle mais doté d’une extraordinaire mémoire et d’une mère que certains croient folle et d’autres possédés, Zohar fait ses premiers pas dans la vie au coeur du ghetto juif du Caire. Dès sa prime jeunesse, il s’enfuit des heures durant, explorant la ville. Il semble n’avoir peur de rien, si ce n’est de perdre la douce Masreya qui fut sa soeur de lait. Frayant avec les voyous comme avec les proches du pouvoir, il bouscule son destin quand Le Caire est projeté dans la Seconde Guerre mondiale.

Les pérégrinations de Zohar, autant que le portrait de ses proches dans leur ruelle cairote comme figée dans le temps, n’ont pas réussi à me convaincre. Si le personnage d’Esther, la mère largement fantasque du héros, permet d’entrer dans le roman et de découvrir un univers où les croyances en tous genres dictent encore les conduites du quotidien, les aventures de son fils aux prises avec les fluctuations politiques des années 1940 m’ont assez vite lassée. La quatrième de couverture évoque une « saga » : on trouve en effet moult rebondissements dans cette histoire, mais ils ne sont pas parvenus à me passionner, et même j’ai peiné à voir la cohérence de l’intrigue, dont Zohar semble le seul fil conducteur. Il y a le récit qui conduit à sa naissance, riche et coloré, puis celui de sa jeunesse pendant la guerre, plus confus, moins poétique aussi. Une lecture en demi-teinte, donc.

Ce pays qui te ressemble, Tobie Nathan, 2015.

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