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couvpopcornmelodyTom Elliott a grandi à l’ombre du Pierrier, dans une petite ville au milieu du désert de Tahoneck. A la mort de son père, il transforme son salon de barbier en une supérette, approvisionnée de manière plutôt singulière. Chaque client est immédiatement immortalisé par une sorte de haïku. Cet étrange équilibre est mis en péril par l’ouverture d’un supermarché moderne et climatisé. Pas de quoi, cependant, ébranler Tom, dont l’imagination n’a pas de bornes.

Dans ce roman atypique, ce qui ne peut manquer de retenir l’attention est sans conteste l’humour. Il s’infiltre dans chaque interstice, à la fois par un ton décalé (notamment des injures pas piquées des hannetons…) et grâce à une galerie de personnages plutôt loufoques. En dépit de cet aspect fantasque, le tableau que dresse l’auteur de la vie dans les petites villes isolées du Midwest est touchant. La rudesse d’un pays où l’ombre est denrée rare et où les industries agro-alimentaires règnent en maître impitoyable rend plus sensible encore l’optimisme à toute épreuve de Tom. Une jolie satire de la société occidentale, enrobée de fantaisie drôlatique.

Popcorn Melody, Emilie de Turckheim, 2015.

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