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couvsomeoneDans le Brooklyn de l’entre-deux-guerres, Marie grandit au sein d’une famille d’origine irlandaise. Des parents plutôt simples, sans grande ambition, si ce n’est celle de voir leur fils embrasser la prêtrise. Des proches, essentiellement les amis et connaissances du quartier, aux vies rythmées par quelques grands événements (des naissances, des décès) rompant la monotonie du quotidien. Enfant spectatrice de ces préoccupations, Marie les fait siennes une fois parvenue à l’âge adulte. Seul change le quartier.

De ce roman, on retient essentiellement une atmosphère, celle des époques évoquées, celle d’un quartier populaire, celle d’une famille ayant rejoint la classe moyenne. Malgré les sauts d’une période à une autre, Marie ne change guère, refusant, quoi qu’il se passe, de se compliquer la vie. Face aux décès, aux maladies, aux aléas de la vie professionnelle ou familiale, éviter de s’affoler outre mesure, prendre la vie avec philosophie. Et le lecteur se laisse emporter d’une page à l’autre, jusqu’à la dernière, sans vraiment voir le temps passer.

En arrivant au bout de sa lecture, on prend conscience que ce roman ne tient que par l’intérêt que l’on porte au personnage principal, car il ne s’appuie sur aucune véritable intrigue. Là se trouve sans doute la faiblesse de Someone. En dehors de la vie, somme toute assez banale, de Marie, il ne se passe pas grand chose dans ce roman. Et c’est sans doute ce qui, en refermant ce livre, m’a laissé une impression d’inachevé.

Someone, Alice McDermott, 2013.

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