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couvettunespasrevenuArrêtée au printemps 1944 avec son père, Marceline Loridan-Ivens, née Rozenberg, est emprisonnée, puis déportée à Birkenau via Drancy. Elle revient seule des camps de la mort, et s’efforce de continuer à vivre en dépit de l’absence de ce père qu’elle chérissait.

Cet ouvrage est une lettre d’une centaine de pages qu’elle adresse, tardivement, à celui qui lui a manqué. Elle revient sur l’indicible expérience des camps, s’arrêtant en particulier sur les derniers contacts qu’elle a eus avec son père. Elle raconte la difficulté de revenir seule dans sa famille, la culpabilité de s’en être sortie quand tant d’autres ont perdu la vie. Elle décrit combien cette effroyable expérience a continué à peser pendant des années et elle imagine comment son père aurait jaugé les choix qu’elle a pu faire.

Ce témoignage ne peut laisser insensible. Il est écrit avec une grande simplicité, et, semble-t-il, sincérité. La vie de l’auteur, ainsi que son oeuvre cinématographique, sont d’une richesse suffisante pour intéresser le lecteur qui les découvre. Toutefois l’accumulation, mois après mois, des documents sur la Seconde Guerre mondiale dans la sélection du Grand Prix des lectrices ELLE dessert ce texte. L’expérience des camps a des airs de redite, après Naître et survivre lu le mois dernier. Et pour cette raison, j’ai eu quelques difficultés à vraiment apprécier ce témoignage, de qualité pourtant. De cette lecture reste principalement l’envie d’explorer les travaux cinématographiques de l’auteur.

Et tu n’es pas revenu, Marceline Loridan-Ivens, 2015.

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