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Les mois se suiventcouvamstramgram mais ne se ressemblent pas dans la catégorie « policier » du prix ELLE.

Am stram gram… débute en fanfare, avec une méthode criminelle plutôt originale. Deux personnes sont retenues prisonnières dans un lieu clos, munies d’une arme à feu. Le premier qui décide de tuer son compagnon d’infortune retrouve la liberté. Mais c’est quand intervient l’aspect policier du roman que tout dérape. Le récit se transforme en une litanie de clichés. Les personnages, à commencer par l’enquêtrice principale, sont caricaturaux au possible, les situations et les rebondissements dans l’intrigue ont un amer goût de déjà vu et le style bien plat. On s’ennuie rapidement, et à aucun moment on ne s’inquiète pour les personnages principaux, même lorsqu’ils se trouvent en position délicate. L’auteur des crimes et sa motivation sont très vite évidents pour un lecteur habitué des romans policiers.

La quatrième de couverture cite le Daily Mail, et annonce « un roman qui fait froid dans le dos ». Certes, mais plutôt parce qu’on se demande comment il a pu être publié autrement que dans une collection de romans de gare. Une belle déception, donc.

am stram gram…, M. J. Arlidge, 2014.

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