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Pour les trajets quotidiens, les petits livres de poche présentent bien des avantages. Aussi peu lourds qu’encombrants, ils trouvent assez naturellement leur place dans un cartable débordant de copies et autres documents comme dans le sac à main, entre deux trains.

Voici donc deux courtes lectures qui ne nécessitent pas un billet dédié, mais qui ont su agrémenter joliment mes pérégrinations sur le réseau Transilien.

couvmaldepierresLoin de l’agitation qui avait accompagné sa première publication en français, je viens seulement de lire Mal de pierres. C’est une belle histoire, peuplée de personnages touchants. La narratrice évoque sa grand-mère, celle de ses souvenirs, mais aussi celle d’une jeunesse qui lui a été contée. Une histoire d’amour contrarié, qui finit bien malgré tout.

La simplicité de ce court roman lui donne un charme indéniable. Dans l’édition de poche a été ajouté le texte d’une intervention de Milena Agus lors d’un colloque. Elle cherche à expliquer ce qu’écrire signifie pour elle. La modestie dont elle fait preuve la rend plus sympathique encore, et encourage à découvrir d’autres de ses romans.

Mal de pierres, Milena Agus, 2006.

couvunesaisonaveniseLe second roman a été acheté sur un coup de tête, uniquement parce qu’il y était question de Venise. L’été 1939 commence à peine, et Marek, jeune Polonais, attend les vacances avec impatience car elles doivent le mener à Venise. Les aléas des relations avec le voisin allemand ruinent ce projet, et Marek passe finalement l’été à la campagne, chez sa tante Weronika. Une fuite dans la cave, et c’est finalement Venise qui vient à Marek.

En une centaine de pages, on se laisse embarquer dans l’univers de ce gamin qui ne comprend guère ce qui se passe autour de lui. Son imagination et la naïveté de l’enfance déposent comme un filtre sur les événements tragiques de l’été 1939.

Une saison à Venise, Wlodzimierz Odojewski, 2000.

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