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couvconstatdaccidentS’il est un auteur que j’apprécie de retrouver, en particulier quand la lecture redevient un moyen d’échapper aux contraintes du quotidien, c’est bien Paul Auster. Au cours des semaines consacrées, cet été, au travail de préparation des cours, j’ai exhumé de ma PAL ce recueil de textes courts.

Quinze textes, écrits entre 1967 et 2002, se succèdent. De natures très variées (un extrait de cahier d’enfance, des préfaces, des articles, entre autres), ils abordent des thèmes non moins hétéroclites. Il est question du hasard dans Constat d’accident comme dans « It don’t mean a thing ». Le meilleur substitut à la guerre fait l’éloge du football comme moyen de régler les différends. Les attentats du 11 septembre 2001 et leurs conséquences sont aussi évoqués dans deux articles, destinés à Die Zeit et au New York Times Magazine.

Qu’il est plaisant, dans ce type de recueil, de retrouver l’univers de Paul Auster dans des textes différents de ses romans. L’atmosphère autant que son style, inimitables, sont bien présents. Ces écrits donnent l’impression de mieux comprendre l’auteur, de saisir combien le quotidien de l’homme et le travail de l’écrivain sont intimement mêlés. Ils peuvent à la fois séduire un lecteur ne connaissant pas Paul Auster et ravir ses partisans inconditionnels.

Constat d’accident et autres textes, Paul Auster, 2003 (pour la traduction française).

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