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couvchercherproustCroisé de-ci de-là sur les blogs, ce roman à la couverture colorée avait de quoi piquer la curiosité de tout lecteur un tant soit peu sensible à l’oeuvre de Proust.

La rencontre du personnage principal, Jacques Bartel, avec Proust est le résultat d’une coïncidence peu banale, celle d’une convalescence prolongée et du cadeau encombrant d’un oncle bien intentionné. Cloué au lit, l’adolescent de quinze ans  entame, pour tuer le temps, le premier volume de La Recherche. Ainsi naît chez le jeune homme une passion pour l’oeuvre autant que pour son auteur. Marcel Proust devient son idole, pour le meilleur et pour le pire. Il influe sur ses relations familiales (des parents inquiets), sur sa vie amoureuse (des petites amies fuyantes) et sa vie professionnelle (chercheur proustien, ou rien, of course) . Mais passion ne rime pas forcément avec talent ou avec tact, et  Proust a tendance à compliquer la vie de Jacques Bartel.

Ce court roman se lit en deux temps trois mouvements. Bercé par le ton léger et souvent drôle, le lecteur suit les péripéties proustiennes d’un héros pas franchement doué. Les décisions et les réactions de Jacques Bartel peuvent provoquer haussements de sourcil et hochements de tête perplexes. Peu importe que le lecteur connaisse La Recherche, il est capable de comprendre les extrémités dont se rendent coupables certains spécialistes, et d’en rire.

Il ne s’agit pas là d’un chef d’oeuvre (le dénouement est si prévisible), mais on passe un bon moment. Une lecture de vacances, légère.

Chercher Proust, Michaël Uras, 2012.

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