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couvtokyopetitsportraitsLa collection Arléa est une mine de pépites, souvent courtes mais passionnantes. Et ce numéro cent cinquante sept n’échappe pas à la règle.

Professeur de littérature à Tokyo, Michaël Ferrier décrit quatre personnages un peu hors normes qu’il y a peut-être rencontrés (« il est évident qu’aucune des personnes ci-après n’a jamais existé, du moins sous une autre forme que fictive ») . Le premier portrait (Ces tribus qui nous habitent) est consacré à une collègue en apparence excentrique, mais dont il s’avère qu’elle perd peu à peu la raison. Avec Yo, il part ensuite à la découverte du Tokyo nocturne, en une soirée découpée en quatre temps, de la sortie du travail au petit matin, de restaurant en bar louche, de quartier en quartier : c’est Syntaxe de Tokyo. Dans La Chambre du fond, il raconte sa rencontre avec un « Trésor national vivant », un calligraphe d’un talent exceptionnel. Et dans Cent ans de solitude, il s’en va déguster un saké, son préféré, nommé d’après un formidable roman.

Ces quatre textes sont prétexte à décrire le Tokyo des noctambules de toutes sortes. Ils sont une invitation de l’auteur à partager ses découvertes, où les traditions voisinent avec la modernité. Souvent poétique, le ton sait aussi se faire admiratif : Michaël Ferrier semble captivé par la ville et ses habitants. Il prend plaisir à évoluer parmi eux, à observer leurs habitudes, leurs singularités, voire leurs petits travers. Mais il ne juge pas.

Cette lecture est brève, mais arrache efficacement le lecteur occidental à son environnement pour l’immerger dans un Tokyo méconnu.

Tokyo. Petits portraits de l’aube, Michaël Ferrier, 2004.

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