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couvmetronomevenitienUn billet rapide sur une lecture agréable, sans plus.

Venise est devenue une constante dans ma vie, un besoin qui revient régulièrement. A défaut d’y être allée ces dernières années, les lectures ayant la Sérénissime pour cadre ou pour sujet étanchent mes soifs vénitiennes récurrentes. Difficile de résister, donc, à l’appel d’un roman intitulé Métronome vénitien. Que les fans de Lorant Deutsch passe immédiatement leur chemin : l’ouvrage dont il va être question ici n’a ni lien fortuit ni vague ressemblance avec la caricature historique à laquelle il pourrait malheureusement faire penser.

C’est au mouvement de balancier du métronome qu’il est fait référence dans ce titre. Le narrateur s’installe à Venise, sans trop savoir combien de temps il y restera. Il retrouve ses habitudes dans une pension, ses amis et connaissances, vénitiens, italiens ou russes. Son séjour est l’occasion d’évoquer l’histoire de Venise, la vie de ses habitants, sa place dans la littérature, dans l’imaginaire des uns et des autres, mais aussi dans les relations entre Occident et Orient. Aucune intrigue véritable ne guide le propos, dont l’intérêt tient surtout au prétexte qu’est Venise pour aborder divers sujets de réflexion.

Si j’ai trouvé mon compte dans cette lecture grâce à mon attachement pour Venise, il n’est pas certain qu’un lecteur qui s’aventurerait dans cet ouvrage par hasard tienne le rythme jusqu’à la dernière page. Le style de l’auteur, Samuel Brussell, vaut par ailleurs le détour.

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