Étiquettes

,

couvbaldelequarrisseurEn juin 1919, l’Europe retient son souffle : l’Allemagne est-elle prête à accepter les conditions du traité de paix rédigé par les vainqueurs de la Grande Guerre ? Alors que certains craignent un nouveau conflit, un criminel se faisant appeler l’Equarrisseur sévit dans Paris. C’est d’abord un cadavre de femme aux abattoirs de La Villette, puis un étrange paquet destiné à Georges Clemenceau. Aux premières loges se trouve l’inspecteur François-Claudius Simon, chargé de mener l’enquête avec la brigade criminelle.

Après La valse des gueules cassées,  l’inspecteur Simon revient pour triompher des criminels. Le personnage est plus sûr de lui, moins tourmenté par les souvenirs des combats. Il a relégué aux oubliettes les douleurs de l’enfance et profite pleinement de la vie parisienne, en filant le parfait amour avec la belle Elsa qui lui fait découvrir le Montparnasse des artistes. Cette sérénité nouvelle permet de se concentrer davantage sur l’enquête à proprement parler. Le contexte historique est brossé avec précision et talent par l’historien qu’est Guillaume Prévost. Cependant celui-ci propose ici une intrigue plus développée et plus riche : l’Histoire cède le pas à la fiction qui tient nettement le premier rôle. On atteint un équilibre plus que satisfaisant, à la mesure des bons polars historiques.

La série se poursuit avec Le quadrille des maudits, dont j’espère qu’il confirme le sens pris ici.

Le bal de l’Equarrisseur, Guillaume Prévost, 2011.

Publicités