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Lors du mois anglais, j’ai adoré présenter quelques billets liés à la peinture. Je vais m’efforcer de poursuivre cette expérience dans une rubrique toute neuve, intitulée « un coin de tableau ». Pour inaugurer cette nouveauté, l’invité du salon est Vermeer.

Le choix de ce peintre flamand du XVIIe siècle n’est pas anodin. Non seulement il est un de mes peintres favoris, mais, à l’heure où vous découvrirez ce billet, j’arpentrai les salles du Rijksmuseum (où sont exposés « La femme en bleu lisant une lettre », « La lettre d’amour », « La Ruelle », et l’incontournable « La Laitière »).

Plutôt qu’un des portraits très connus de Johannes (ou Jan) Vermeer (1632-1675), c’est un paysage de Delft, la ville où il est né et a vécu, qui s’est imposé.

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Vue de Delft, 1659-1660, Jan Vermeer, Mauritshuis, La Haye.

De Vermeer, une quarantaine de toiles sont connues, dont seize seulement sont signées. Ce peintre, comme oublié au XVIIIe siècle, est revenu dans la lumière grâce aux articles que lui consacre Théophile Thoré-Burger, en 1866. Il est aussi un des peintres favoris de Marcel Proust, qui admire tout particulièrement cette vue de Delft (dont la vue provoque une attaque chez l’écrivain Bergotte, dans La Prisonnière).

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