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couvsurvivrefolieUn mois de juin consacré à l’Angleterre ne doit pas faire oublier le challenge Ecrivains japonais. Ce mois-ci, l’auteur mis à l’honneur est Kenzaburô Ôé, prix Nobel de littérature en 1994.

Après quelques recherches menées afin de choisir l’ouvrage du mois, je me suis vite rendue compte que les thèmes chers à l’auteur ne faisaient pas partie de ceux qui me tentent généralement, en particulier les questions de la folie ou du handicap. J’ai donc préféré sélectionner un recueil de nouvelles.

Dans le volume que j’ai trouvé à la bibliothèque figurent quatre nouvelles, qui ont pour thèmes la Seconde Guerre mondiale et la relation avec des personnes malades ou handicapées.

Dans « Gibier d’élevage », le premier titre, il est question de la capture d’un soldat américain noir par les habitants d’un petit village nippon. Passée la surprise initiale, les enfants du village, et surtout le narrateur, se prennent d’amitié pour cet homme qu’ils apprennent à découvrir. Jusqu’à ce que survienne un drame qui ruine cette fragile confiance.

Le second texte donne son titre au recueil. Son héros est un père qui cherche par tous les moyens à tisser des liens étroits avec son fils handicapé mental. Ses efforts n’empêchent cependant pas ces relations de se distendre à mesure que l’enfant grandit.

Avec « Agwîî le monstre des nuages », un homme promis à un brillant avenir voit son quotidien fortement perturbé par le sentiment qu’un monstre est présent par intermittence à ses côtés. Le narrateur, engagé pour tenir compagnie à cet homme, principalement lors de ses sorties en ville, essaie de comprendre son mal et les raisons de son apparition. Croyant l’avoir cerné, il déchante au moment du dénouement.

C’est assez péniblement que j’ai lu ces trois textes, qui représentent quelque deux cents pages. Le propos des deux derniers en particulier n’est pas parvenu à me toucher, même si le style de l’auteur est agréable. Seule la première nouvelle a retenu mon attention, sans doute en raison du thème abordé, du point de vue adopté pour le récit (celui des enfants). Quant au dernier des textes, « Le jour où Il daignera Lui-même essuyer mes larmes », je n’ai pu aller au-delà de quelques pages, rebutée par le ton comme par l’écriture.

L’expérience fut donc très mitigée. L’univers de Kenzaburô Ôé n’est pas de ceux qui piquent ma curiosité ou ma sensibilité. Je suis satisfaite d’avoir commencé à explorer l’oeuvre de l’auteur mais il risque de se passer un temps assez long avant que je ne m’aventure à nouveau dans sa bibliographie.

Dites-nous comment survivre à notre folie, Kenzaburô Ôé, 1966.

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