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couvviea2010Cette semaine moult billets faisant l’éloge de Le bonheur commence maintenant ont fleuri sur les blogs. Cela m’a rappelé que je n’avais pas évoqué La vie commence à 20 h 10, le premier roman de ce qui s’annonce comme une série.

A Bordeaux, Sophie Lechat vit comme dans l’ombre de ses proches. Elle écrit sa thèse sous la houlette de sa mère, éminent professeur de Lettres à l’université, et cherche à faire publier son roman avec les encouragements de son compagnon, efficace professeur d’Histoire lui aussi à l’université. Ses deux projets piétinent. Alors, quand un étrange malentendu lui laisse entrevoir une issue heureuse pour son roman, elle accepte un emploi que tout portait à lui faire mépriser. Cette jeune femme cultivée, un tantinet snob, choisit de travailler pour Azur Productions contre l’assurance de voir, au bout d’un an de bons et loyaux services, son roman publié par une grande maison d’édition. Elle découvre alors les coulisses d’une série télévisée quotidienne intitulée La Vie la Vraie. Elle apprend en même temps à mener une double vie, entre Paris où elle est censée plancher sur sa thèse, et Bordeaux où sa vie familiale poursuit son cours.

Si l’amorce de l’intrigue avait de quoi susciter la curiosité, une fois passée la découverte des arcanes de la production d’un feuilleton, une petite alarme s’est déclenchée dans un coin de mon cerveau. Un signal qui indiquait que cette intrigue avait un goût de déjà-vu. Une héroïne prête à sacrifier un an de sa vie au service d’un emploi qu’elle méprise, mais qui finalement se prend au jeu et devient d’une efficacité redoutable, sans pour autant perdre de vue les implications morales… Cela sent  bigrement Le Diable s’habille en Prada. Dès lors, mon intérêt s’est émoussé et j’ai un peu peiné pour arriver au bout d’un roman plein de bonne humeur et d’optimisme, mais bien trop convenu à mes yeux. Les rebondissements y sont finalement prévisibles, tout comme le dénouement. Les personnages ne sont pas inintéressants, mais demeurent assez stéréotypés. L’élément qui a véritablement sauvé cette lecture est le style de l’auteur, léger et fluide, mais manifestement travaillé.

Il est peu probable que le second volet des aventures de Sophie Lechat n’atterrisse entre mes mains, à moins de n’avoir rien d’autre à me mettre sous la dent. Mais, vu la hauteur qu’atteint ma PAL ces derniers temps, le risque est plus que minime.

Merci, Aline, pour le prêt !

La vie commence à 20 h 10, Thomas Raphaël, 2011.

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