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couvheureuxCroisé à plusieurs occasions sur les blogs de mes petites camarades, ce titre n’a pas fait long feu sur la table où il était exposé à la bibliothèque. Un joli titre, une charmante couverture illustrée d’un clavier de piano. Il n’en fallait guère plus pour me donner envie en ce début de vacances.

Tout débute comme une banale histoire d’adultère. Suzanne n’était pas vraiment faite pour plaire à Serge, pourtant il est séduit par la simplicité qui se dégage de ses gestes, de sa silhouette ondulant au rythme de la musique. Incapable de résister au désir, il en fait sa maîtresse. Mais leur relation se complique dès lors que Suzanne cherche à mieux le connaître. Pour profiter du moment présent, Serge doit rouvrir les plaies du passé, panser les cicatrices de l’enfance.

Ce roman ne restera pas un souvenir impérissable. Dans l’histoire d’amour entre Serge et Suzanne, il manque un petit quelque chose qui la rendrait plus vraisemblable, plus touchante. Pour un peu, on pourrait penser qu’elle n’est qu’un prétexte destiné à évoquer les souvenirs qui troublent Serge, qui l’empêchent de s’épanouir pleinement. Là est bien le coeur du propos. Le mal-être du protagoniste principal est la clé qui permet de comprendre pourquoi le couple qu’il forme avec Lucie est bancal, pourquoi celui qu’il essaie de créer avec Suzanne s’étiole, pourquoi il ne parvient pas à tisser de véritables liens avec son fils. Cette réflexion aurait pu sous-tendre un roman poignant, si les bons sentiments et les clichés ne s’en mêlaient pas. Quant au style de l’auteur, à force de vouloir faire simple et naturel, il finit par sonner faux. Tout semble trop convenu.

Lu en deux temps trois mouvements, ce roman est finalement une déception. Il est peu probable que je m’aventure davantage dans la bibliographie de l’auteur.

Nous étions faits pour être heureux, Véronique Olmi, 2012.

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