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Pour un juriste sans grande envergure, il peut sembler étonnant qu’un des plus importants patrons pêcheurs du pays charge sa compagne, Betty, de proposer un emploi. La situation devient d’autant plus étrange lorsque Betty se jette au cou de la nouvelle recrue et se met à envisager la disparition de l’homme qui partage sa vie. Et quand viennent les soupçons, il est déjà trop tard, comme l’apprend à ses dépends le narrateur du roman.

Est-ce la construction, faite d’allers et retours entre le présent carcéral et le récit des événements qui ont conduit le narrateur derrière les barreaux, ou le ton, qui oscille entre extrême candeur et apitoiement, ou encore la révélation plutôt prévisible qui intervient au milieu du roman ? Il est difficile de déterminer ce qui m’a empêchée de profiter de cette lecture. Les personnages sont caricaturaux. Le point de vue subjectif du récit est sans doute trop intrusif. Les ficelles de l’intrigue sont voyantes, voire grossières. Rien dans ce roman ne rappelle la finesse des enquêtes d’Erlendur, où l’enquête policière se mêle avec intelligence à la peinture de la société islandaise. Cette lecture, vite expédiée, confirme les avis plus que mitigés de camarades blogueurs.

Amateurs d’Indridason, passez votre chemin. Quant à ceux qui ne le connaissent pas encore, préférez une aventure d’Erlendur pour le découvrir.

Betty, Arnaldur Indridason, 2003.

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