En 2028, l’école n’est plus gratuite en France. Les enfants des familles modestes en sont réduits à s’inscrire dans des écoles financées par les entreprises. En échange de l’éducation qu’ils reçoivent, les enfants doivent travailler pour l’entreprise avec laquelle ils ont signé un contrat à l’entrée au CP. Ils se retrouvent à servir dans un fast-food ou à apprendre à lire dans un catalogue de jardinerie. Mais pour ceux qui l’osent, comme Lila, la meilleure amie du narrateur, il existe les écoles du maquis.

Yves Grevet propose aux jeunes lecteurs un excellent petit roman, aussi court qu’efficace. En quelques dizaines de pages, ce tableau d’un futur assez proche, où la crise économique a laissé des traces indélébiles, est saisissant. Il fait bondir le lecteur adulte, et ne peut manquer d’éveiller la curiosité et l’attention des plus jeunes. La valeur de l’école gratuite telle que nous la connaissons en France est rappelée avec simplicité. Les notions d’engagement et d’esprit critique sont abordées clairement, quoique subtilement.

Un magnifique petit ouvrage à mettre entre toutes les mains.

L’école est finie, Yves Grevet, 2012.

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