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Ce titre jeunesse maintes fois croisé, sur les blogs, dans les discussions de professeurs, entre les mains des élèves, a fini par avoir raison de ma curiosité. Et il faisait parfaitement l’affaire pour la lecture rapide d’une soirée désœuvrée.

Elève assez médiocre, dont l’intérêt pour la lecture est quasi nul, Guillaume est tenu chaque nuit en éveil par un étrange phénomène. De sa chambre, il peut observer une vieille dame écrire à la lumière d’une lampe rose. Puis à peine a-t-elle éteint qu’une jeune fille quitte l’immeuble. N’y tenant plus, il décide un soir de suivre cette apparition nocturne. Un peu malgré lui, et pour avoir le plaisir de retrouver la charmante Ida, Guillaume est précipité dans un monde livresque, à la recherche du grimoire.

L’intrigue est en apparence alléchante, les références littéraires pas inintéressantes et le message transmis aux jeunes lecteurs assez limpide. Le style, en revanche, partant dans tous azimuts, parfois de manière déplaisante, est décevant. L’emploi des majuscules est particulièrement irritant. Et l’on saute sans cesse, et sans raison, d’un registre de langue à l’autre, du familier au plus soutenu. Les péripéties s’enchaînent, se répètent un tantinet, pour aboutir à l’inévitable happy end. Ce récit ne m’a guère emballée, et il n’est pas certain qu’il éveille, chez les plus jeunes, un véritable engouement pour la lecture. Les ficelles sont assez grosses, les personnages peu fouillés, même pour de la littérature jeunesse.

La bibliothécaire, Gudule, 1995.

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