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Le titre, ainsi que le nom de l’auteur, m’ont convaincue d’acheter ce petit ouvrage. J’ai autrefois apprécié Lira bien qui lira le dernier, du même Hubert Nyssen, qui sait décrire avec talent ce qui fait le sel de son métier d’éditeur.

En une centaine de pages, Hubert Nyssen raconte par quels hasards, et aussi grâce à quelle obstination, il a embrassé un métier qui est devenu une passion. Il évoque les innombrables difficultés comme les multiples bonheurs rencontrés. En plus d’un éclairage sur une profession en fin de compte assez mal connue, dont les membres demeurent encore souvent dans l’ombre, son récit est parsemé d’anecdotes. Dans le chapitre intitulé « L’art de la découverte », il revient sur le travail mené pour faire donner à Nina Berberova la place qu’elle méritait dans le monde littéraire, mais aussi sur sa découverte fortuite des textes de Paul Auster. Il s’interroge aussi, dans « Le lecteur invisible » sur ce qu’est un lecteur, aux différents moyens de satisfaire ses besoins. Il partage son expérience, ses succès comme ses échecs.

Pour ceux qui aiment autant les livres que la lecture, voici un ouvrage délicieux. La plume d’Hubert Nyssen (où viennent, dans un vocabulaire méticuleusement choisi, se glisser quelques locutions latines) comme son propos, construit et argumenté, sont aussi plaisants qu’instructifs.

La Sagesse de l’Editeur, Hubert Nyssen, 2006.

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