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Lucius Modestus est un architecte romain. Sa spécialité : les bains publics, indispensables dans la vie quotidienne du Ier siècle. Il peine néanmoins à renouveler ses idées, à satisfaire des Romains exigeants. Renvoyé, il cherche à se changer les idées aux thermes. Et le voici tout à coup aspiré par une cavité sise au fond du bassin. Il croit se noyer, mais finit par émerger dans un bain public… nippon, au XXe siècle. S’il ne comprend pas vraiment où il se trouve, il ne peut s’empêcher d’admirer les trésors d’invention des Japonais dans l’art du bain. De retour au Ier siècle, il transpose les découvertes faites au pays des « visages plats ».

Chacun des cinq chapitres que compte ce premier volume est construit sur un schéma identique, plaçant Lucius face à une difficulté, qu’il parvient à surmonter au retour d’un de ses « voyages » dans le Japon contemporain. La répétition de la structure narrative pourrait faire craindre la monotonie, mais l’auteur évite habilement cet écueil en créant une intrigue autour de son personnage principal et en rendant avec fidélité l’atmosphère des deux époques. L’intérêt de ce manga tient surtout à l’excellente connaissance qu’a Mari Yamazaki de la Rome antique autant que du Japon contemporain. Elle parvient à échafauder des comparaisons pertinentes, qu’elle explique et justifie dans de courts textes qui suivent chacun des chapitres.

Les latinistes distingués ne pourront que prendre plaisir à cette lecture, de même que les lecteurs férus d’histoire ou de civilisation japonaise. Quant aux bienheureux qui cumulent ces trois défauts/qualités, ils se jetteront sans tarder sur les deux volumes suivants, en attendant la parution des derniers.

 Thermae Romae, volume 1, Mari Yamazaki, 2009.

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