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Comme l’indique le sous-titre, cet ouvrage rassemble « douze enquêtes policières résolues grâce à la logique, aux mathématiques et aux probabilités ». Un sujet alléchant de prime abord, surtout quand on apprécie les personnages d’Arthur Conan Doyle. Pourtant, au bout de quatre enquêtes et de quatre-vingt quinze pages, j’ai jeté l’éponge.

Sherlock Holmes, le docteur John Watson et leur logeuse, Mrs Hudson, sont bien présents. La structure des intrigues s’inspire de celles de Conan Doyle. Cependant les personnages sont caricaturés. Watson semblerait pour un peu n’être qu’un sombre crétin, dont Sherlock Holmes ne cesse de se moquer, avec une méchanceté proche du mépris.

Mais là n’est pas le plus pénible dans cette lecture. Ce qui m’a véritablement rebutée, c’est l’omniprésence des mathématiques, qui nécessite une concentration permanente. Au lieu de prendre plaisir à la lecture, de se laisser porter par l’histoire et d’attendre les déductions d’Holmes, le lecteur se crispe sur les démonstrations mathématiques, plutôt ardues et illustrées de moult schémas et graphiques.

Tout cela est bien plus mathématique que policier, et l’univers de Conan Doyle apparaît comme un prétexte à ces exercices mathématiques. D’ailleurs, dans les quatre histoires que j’ai peiné à terminer, le dénouement de l’intrigue est souvent bâclé, remisé au second plan derrière le triomphe de la logique mathématique.

Passez donc votre chemin, amateurs de Sherlock Holmes. Cet ouvrage est davantage réservé aux passionnés de problèmes mathématiques.

 Elémentaire, mon cher Watson !, Colin Bruce, 2001.