Pour inaugurer le challenge Premier roman, initié par l’hôtesse du blog Des mots et des notes, j’ai ressorti de ma pile de romans-lus-à-chroniquer ce Pastel fauve. Encensé par les médias, ce premier roman a la particularité d’avoir été écrit par une lycéenne de quinze ans. Un détail qui donne sa couleur à toute l’œuvre.

C’est la Saint-Sylvestre. Paloma séjourne avec ses parents dans leur maison de campagne, sur l’île de Bréhat. Pour éviter un réveillon avec les adultes, elle accepte de passer la soirée avec Pierre, un ami d’enfance qui ne la laisse pas insensible. Entre provocations, bouderies, délires d’adolescents et beuveries, cette dernière nuit de l’année est riche en péripéties.

Mais qu’elle est longue pour le lecteur adulte, cette nuit ! L’intrigue comme les personnages sont caricaturaux. Le style est un brin ampoulé, comme si faire de la bonne littérature se résumait à employer des mots désuets ou savants. La quatrième de couverture évoque « un adieu à l’enfance », mais c’est pour mieux plonger dans le nombrilisme et les faux problèmes des adolescents issus de familles aisées. La pseudo romance de l’héroïne avec Pete Doherty, devenu son voisin pour un temps, m’a laissée sans voix. Les dialogues sont soit mièvres soit prétentieux. A aucun moment je n’ai réussi à apprécier cette lecture. Les thèmes abordés, qu’on croirait inspirés d’un magazine pour adolescente,  et le style ne sont pas parvenus à me convaincre. Il est donc peu probable que je m’aventure davantage dans la bibliographie de ce jeune auteur.

Pastel fauve, Carmen Bramly, 2010.

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