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Un ancien policier, installé depuis la retraite dans une région reculée de la Suède, est assassiné. Le meurtrier a fait preuve d’une extraordinaire sauvagerie, ce qui ne manque pas de susciter les interrogations de la police et l’inquiétude de la population. Stefan Lindman découvre le crime à la une d’un tabloïd, alors qu’il vient d’apprendre qu’il souffre d’un cancer. Mettant à profit le congé qui lui est octroyé avant que ne commence son traitement, et dans le but de s’occuper l’esprit, il se rend dans le Nord du pays. D’abord simple observateur, il se trouve rapidement mêlé à l’enquête. Il découvre alors que son ancien collègue était très différent de celui qu’il croyait connaître.

Dans ce roman sont présents la plupart des éléments qui rendent les œuvres d’Henning Mankell aussi plaisantes. Pour la lectrice française que je suis, il s’agit dans un premier temps de l’ancrage dans la société suédoise, et tout particulièrement ici dans le poids de l’histoire du pays sur les évolutions sociales. Le thème des liens entre la Suède et l’Allemagne nazie dans les années 1930 et pendant la Seconde Guerre mondiale est central. Au-delà de la vengeance qui est la ligne directrice de l’intrigue, et qui est malheureusement dévoilée trop tôt avec le prologue se situant en 1945, les ramifications du nazisme dans la société contemporaine sont un des aspects les plus intéressants du roman. L’enquête est bien menée, mais son principal protagoniste, Stefan Lindman, est parfois crispant. Ses doutes incessants, à deux doigts de tomber dans les jérémiades, ponctuent maladroitement l’œuvre. On en vient à regretter les états d’âme de Wallander, et on envisage, à brève échéance, de se plonger dans un roman de la série.

Une lecture commune avec A propos de livres, dans le cadre du Swap à deux PAL.

Le retour du professeur de danse, Henning Mankell, 2000.

Une lecture de plus dans le Challenge Petit bac (3/7), pour la catégorie « métier ».

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