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Printemps 1770. Dans tout le royaume, les festivités en l’honneur du mariage du Dauphin Louis et de Marie-Antoinette vont bon train. Paris ne peut être en reste, et un feu d’artifice doit avoir lieu sur la place Louis XV. Faute de préparation, la sécurité ayant été ôtée des mains du lieutenant général de police à la demande des magistrats parisiens, les réjouissances tournent au drame quand la foule réunie pour l’occasion s’affole. Des dizaines de personnes périssent. Parmi les victimes se trouve une jeune fille, Elodie Galaine, dont le cou porte des meurtrissures suspectes. Le commissaire Nicolas Le Floch est chargé de découvrir le fin mot de cette histoire, tout en éclaircissant les circonstances de la catastrophe de la place Louis XV. Rien que de plus normal pour le plus efficace des agents de Sartine, à moins que ne viennent se greffer d’étranges événements au domicile des Galaine, où une servante semble possédée. La raison et la foi de Nicolas Le Floch sont durement mises à l’épreuve.

Le troisième épisode des aventures du sieur Le Floch offre, une fois encore, une plongée dans le Paris du XVIIIe siècle. L’immersion est totale car les références historiques, le soin apporté à la langue, les apparitions de célèbres figures de l’époque – ici, Restif de la Bretonne – se mêlent aisément à l’intrigue policière. Le plaisir à retrouver une galerie de personnages attachants, et dont la personnalité se dévoile progressivement à chaque nouvel épisode, est immense. Les sorties de Gabriel de Sartine sont caustiques à souhait. Les interventions culinaires de Bourdeau et les lumières médicales de Sanson sont attendues avec impatience. Toutefois, la présence de la jeune possédée, puis celle d’un exorciste viennent bouleverser une atmosphère d’habitude empreinte du sceau de la raison. Si cela permet une petite mise au point sur le jansénisme, l’équilibre de l’intrigue s’en trouve partiellement brisé. Mais passons outre ce petit bémol, et encourageons à nouveau chacun à se plonger dans l’œuvre de Jean-François Parot qui reste d’une qualité bien supérieure à moult romans prétendument historiques.

Le fantôme de la rue Royale, Jean-François Parot, 2001.

On continue ainsi le challenge Histoire.

Et pour ceux qui souhaitent tester leurs connaissances ès Nicolas Le Floch, le site officiel qui lui est consacré.