Derrière ce titre un peu énigmatique se tient un recueil de poèmes. Il ne s’agit pas ici de grandes rêveries romantiques ou d’élégies enflammées, mais de tranches de vie mises en vers. Muriel Spark propose des instantanés de villes européennes (Londres, Paris, Venise) ou des considérations plus personnelles (un poème naissant en l’honneur de chapeaux, qui lui est dérobé ; un rêve où il est question de carottes ; un rhume disséqué par les yeux du poète). Point de poésie rigide, mais des poèmes en prose, plus ou moins structurés. Une sublimation du quotidien, dans une langue aussi agréable en version originale que dans sa traduction. Une lecture à picorer, au gré des humeurs.

Et peut-être une mise en garde…

« Les fantômes des écrivains reviennent, je crois, à pas furtifs

hanter la nuit les étagères endormies

à la recherche des livres qu’ils ont écrits.

Ces écrivains mettent la dernière touche, ou l’avant-dernière,

parfois à des paragraphes entiers. »

    Les écrivains et leurs fantômes

Tous mes remerciements à Blog-o-Book et aux éditions de La Table ronde, grâce auxquels cette lecture m’a été permise.

Et nous étions fort occupés, Muriel Spark, 2006 pour l’édition bilingue.

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