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Chaque année, le mois de mars marque le retour d’un grand raout littéraire en France, le Salon du livre. 2010 n’a pas fait exception. Seule différence, l’absence de pays invité, et la mise à l’honneur d’auteurs de renom.

Comme ce salon n’est finalement qu’une grande foire où les livres sont vendus au même prix que toute l’année chez les libraires, le plus sage est de se fixer des objectifs précis avant de pénétrer dans l’antre des éditeurs de tous poils. Au programme cette année, une priorité d’ordre quasi vital : obtenir une dédicace de Paul Auster. Depuis 15 ans, mrs pepys n’a jamais manqué un de ses ouvrages et rêve de rencontrer cet auteur de son cœur. Le plan de bataille est donc simple : camper au plus tôt devant le stand des éditions Actes Sud. A 15 h, quelques fans de la première heure commencent à se regrouper, et mrs pepys se joint à eux. L’ouverture de la séance de dédicace n’est prévue qu’à 17 H 30 ? qu’à cela ne tienne, la moquette du Salon du livre n’est pas trop inconfortable et la compagnie pas trop désagréable. On papote gentiment avec ses voisins sur les qualités des divers ouvrages du sieur Auster, on se plonge dans un livre tout récemment acheté – Cité de la Poussière Rouge, de Qiu Xiaolong en l’occurrence. Le temps passe vite et la file d’attente s’étire à perte de vue. Il est 17 h 15, l’heure de retrouver la station debout, ouvrages austeriens en main. 17 H 40, fin de l’aventure, deux belles dédicaces, un sourire et quelques mots – en français – de l’auteur en poche. En prime un joli carnet aux couleurs du dernier roman, Invisible.

Le monde ne se réduisant pas à Paul Auster, le Salon du livre permet aussi de dénicher des ouvrages moins distribués en librairie. D’où un petit tour chez Liana Levi, entre autres pour mettre la main sur le Qiu Xiaolong susnommé. Un passage à La Découverte pour empocher les écrits de B. Traven, auteur qui a inspiré La Traque, et Le croquignolesque Tableau de Parispar Louis-Sébastien Mercier. Enfin, deux rencontres. Alberto Manguel, qui parle à merveille des lecteurs et de la lecture. Et Agathe Hochberg, aussi modeste et pétillante que ses romans.

Et pour parachever l’aventure, un heureux hasard qui conduit à croiser trois bloggueuses en goguette. Un bon cru de Salon du livre, en somme.

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